Éleveurs le dernier tabou - reportage

Reproduction, l'alimentation, le traitement, l'apparence



Arte reportage 06/09/14 Les éleveurs ayant des petites exploitations ont de plus en plus de mal à rester compétitifs. Passage sur leur détresse et sur la situation particulièrement critique dans laquelle se retrouvent « leurs » bêtes, faute de soins. Par contre, les grandes exploitations se développent. Cas de l'Allemagne. Nouvelles méthode de management des troupeaux. En France, la Ferme aux 1000 vaches est en construction. Action de la Confédération paysanne à son encontre. Ce que ce documentaire ne soulève pas comme question : au-delà des souffrances évidentes qui sont générées par les élevages industriels, il est temps de se poser la question de la nécessité même d'élever des animaux pour la consommation humaine. Les humains utilisent l'élevage depuis longtemps parce que c'était un moyen commode sinon nécessaire de se nourrir. Dans certaines parties du monde, c'est toujours une question de survie. Mais dans les pays occidentaux comme la France, ce n'est plus le cas. Ainsi ce ne sont que des questions de tradition, d'habitude, de satisfaction de nos papilles gustatives qui justifient la poursuite de l'élevage. À présent, avec les constats environnementaux (les productions animales sont dispendieuses en ressources naturelles) et surtout les constats fait par les sciences (éthologie) et la philosophie (évolution de notre moralité), je me joins aux voix de plus en plus nombreuses qui souhaitent la fin de l'exploitation des animaux, c'est à dire la fin de leur utilisation à notre profit, c'est à dire la fin de l'élevage. Je précise que mes critiques ne portent pas sur les personnes (les éleveurs) mais sur l'élevage comme étant le produit d'une société qui n'a pas encore assez réfléchi sur la question de la moralité même de l'exploitation animale. Tout comme il fut un temps, nos sociétés n'avaient pas encore réalisé l'immoralité de l'esclavage des humains.

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    Informations complémentaires:

    Visibilité: 124334

    Durée: 27m 29s

    Cote: 373