Bertrand Gosselin (Intégral)(Rare, 1974)

Reproduction, l'alimentation, le traitement, l'apparence



01- Le vieillard sans âge. 02- L'hiver québécois. 03- Détente. 04- Je m'ennuie de toi. 05- À tantôt. 06- Isabeau. 07- Hell Tournevice. 08- Knock out dans l'bolc vert. 09- L'enfant de la plage. 10- Lolita. 11- Un peu de repos. Bertrand Gosselin menait déjà une carrière parallèle sur disque tout en étant membre du célèbre duo Jim et Bertrand pendant la majeure partie des années soixante-dix. Il connaît depuis ce temps une existence de troubadour grand public tout en consacrant, avec beaucoup de constance, une grande partie de son temps aux ateliers de création de chansons qu'il anime en milieu scolaire. Le processus a démarré en 1993 et, début 2008, il aurait ainsi créé 2 200 œuvres originales dont onze albums ont été tirés. Mais sa carrière est beaucoup plus vaste encore... La rencontre de Jim Corcoran, de retour depuis peu d'études aux États-Unis, en 1971, marque un tournant dans la vie de ces deux férus de musique. Ensemble, ils développent une complicité musicale à des lieux des bruyants succès de palmarès qui résonnent chaque fin de semaine dans les derniers retranchements des groupes pop, délogés depuis peu des légendaires salles paroissiales. L'influence du mouvement folk américain conjuguée au rapprochement avec la tradition chansonnière québécoise donne lieu quelques mois plus tard à la naissance du duo Jim et Bertrand. Privilégiant le chant vocal et les chaudes sonorités des guitares acoustiques et de la mandoline, ils commencent à se produire dans les boîtes à chansons de l'Estrie et deviennent rapidement une référence pour une jeunesse en rupture avec le modèle dominant de la société de consommation. Musicalement, ce mouvement se traduit par un renouveau de l'esthétique folk dont Jim et Bertrand sont des artisans de la première heure et par une abondance de thèmes reliés à la nature. En 1976, à quelques mois de la parution de "La tête en gigue", l'album le plus célébré des deux compères musiciens, Bertrand lance "Dame Musique" où les orchestrations baroques ou classiques alternent avec les pièces plus dénudées. "Belles d'été" et "Somptueuse envolée" font l'objet d'un rare 45 tours du barde à la barbe fleurie. Cette dernière pièce, un thème instrumental fort inspiré, est très appréciée des réalisateurs de radio et de télévision qui l'utilisent à profusion comme pièce d'intro ou de transition. Pendant ce temps, la carrière du duo atteint un sommet qui les entraîne en Europe et leur vaut un premier prix à Montreux, en Suisse. Des projets plein la tête, les deux bardes ne tardent pas à reprendre la route et quelques mois plus tard Bertrand présente son troisième album "Vive la bonne semence". Au faîte de sa popularité, le duo se dissout en 1979, laissant comme héritage quatre albums qui demeurent des modèles du genre. La piqûre des voyages se fait pressante et Bertrand Gosselin reprend bientôt la direction de l'Europe où il trouve autant de plaisir à se produire devant quelques amis qu'à participer à de nombreux festivals. Ces événements sont naturellement très cosmopolites et les invitations surgissent de toutes parts. De passage au Québec, il grave de nouvelles chansons et revient brièvement à l'avant-scène au moment de la parution de ces nouveaux opus "En l'an dedans" (1981) et "L'amour, la vie, le temps" (1983). Il commence alors à se faire connaître auprès d'un plus jeune public en alliant musique et chanson aux arts de la rue: jonglerie et autres tours sont source d'émerveillement pour les petits comme pour les grands. En 1986, l'album "Dragon" met en évidence ses talents de multi-instrumentiste sur une dizaine de pièces où l'on retrouve un large éventail de sonorités des provenances les plus diverses. Bertrand joue lui-même d'une quinzaine d'instruments aussi variés que le sitar, le bouzouki, la harpe celtique, le triangle, les blocs de bois et la sirène de bateau. Les thèmes abordé vont d'une fête de rue comme "La parade" à la dénonciation de l'indifférence contemporaine ("Tourne la page" sur un texte de Jacques Savoie) en passant par des mélodies instrumentales telles que "L'archange", "Gringo loco" ou cet hommage à "Amir Khusro", un des pionniers du sitar indien au XIVe siècle. À partir de 1993, il propose dans les écoles québécoises, belges, en Colombie Britannique et au Cap-Vert, une activité de création musicale sous forme d'ateliers qui donnent lieu à la création, au fil des ans, de plus de mille chansons composées par les enfants dans le cadre de l'activité Pour l'avènement d'une chanson. Parallèlement, il participe avec son lot d'instruments singuliers à diverses festivités à caractère historique comme les Médiévales et les Fêtes de la Nouvelle-France, à Québec, ainsi qu'au spectacle son et lumières des Légendes du Pont Sarrazin, à Vandoncourt en Franche-Comté. Pour l'intégral du texte: http://www.qim.com/artistes/biographie.asp?artistid=369

Commentaires

  1. un chef-d'oeuvre, classique sans age!
  2. merci


Informations complémentaires:

Visibilité: 378

Durée: 37m 13s

Cote: 10